| Le palier des r?acteurs de 1450 MW?
Les r?acteur ? eau sous pression qui ?quipent les centrales nucl?aires fran?aises sont globalement semblables. Cette standardisation de la conception des centrales n'a pas emp?ch? l'introduction de nouveaut?s technologiques au fur et ? mesure de leur conception et de leur r?alisation. Le palier des r?acteurs de 1450 MW?, dit palier N4, fait suite au palier de 900 MW? (qui comprend 34 r?acteurs) et ? celui de 1300 MW? (20 r?acteurs). Au-del? de l'augmentation de puissance, le palier N4 se distingue des pr?c?dents par des innovations technologiques qui, en particulier, prennent en compte le retour d'exp?rience de l'exploitation des r?acteurs en service, avec notamment pour objectif une am?lioration de la fiabilit?, de la s?ret? et de la radioprotection. Parmi ces innovations, la plus significative du point de vue de la s?ret?, est l'informatisation compl?te de la conduite du r?acteur. Pour le palier N4, outre les deux r?acteurs de CHOOZ B, EDF pr?voit de mettre en service deux autres unit?s ? CIVAUX, dans la VIENNE. - Le d?marrage de CHOOZ B
Les points marquants de l'examen de s?ret? du palier N4
(suite)
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suite:
La partie hydraulique du groupe motopompe primaire du palier N4 a ?t? modifi?e par rapport aux paliers ant?rieurs afin de disposer d'un d?bit plus ?lev? dans chaque boucle du circuit primaire. Les diff?rents essais, r?alis?s sur une boucle d'essai puis lors des essais de d?marrage des r?acteurs de CHOOZ B, ont r?v?l? une augmentation inexpliqu?e des performances hydrauliques. L'origine de cette ?volution n'est pas encore expliqu?e ? cejour. Sur le plan de la s?ret?, cette ?volution des performances pourrait avoir un impact sur le d?bit de fluide primaire envoy? par chaque pompe vers le coeur du r?acteur. Cette augmentation de d?bit, si elle ?tait trop importante, pourrait avoir des cons?quences d?favorables sur la s?ret?: augmentation du temps de chute des grappes d'arr?t de la r?action nucl?aire, maintien m?canique insuffisant des assemblages combustibles. A la demande de l'Autorit? de s?ret?, des meures de surveillance en continu du d?bit de chaque pompe et du d?bit du fluide arrivant dans le coeur ont ?t? mises en place, assorties d'actions en cas d'atteinte des crit?res d'alarme. Elles permettent d'assurer le maintien du niveau de s?ret? du r?acteur. EDF s'est ?galement engag? ? modifier l'hydraulique en cas de d?passement des crit?res de s?ret?. - Les tubes-guides des grappes de commande
p.7
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| Ce remplacement des guides de grappes, qui pour le r?acteur
no1 de CHOOZ B a ?t? effectu? avant la divergence, a ?t? r?alis?
avant chargement sur le r?acteur no 2. Il en sera de m?me pour
CIVAUX.
- Le contr?le-commande
(suite)
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Un suivi particulier est r?alis? par EDF et toute ?ventuelle anomalie de logiciel qui pourrait ?tre d?tect?e lors du fonctionnement fera l'objet d'une analyse par l'Autorit? de s?ret? afin de d?terminer ses cons?quences ?ventuelles et la n?cessit? d'une correction imm?diate ou l'acceptabilit? du maintien en l'?tat jusqu'? correction dans une version ult?rieure. Historique
L'ann?e 1994
L'ann?e 1995
p.8
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| - le remplacement de l'?changeur interm?diaire,
solution longue et co?teuse;
- la mise en place, au niveau de la soudure, d'un manchon interne ? la tuyauterie, l'?tanch?it? ?tant assur?e aux deux extr?mit?s du manchon par application d'une pression sup?rieure ? 1000 bars. Cette solution d?licate ? mettre en place, mais moins lourde que la pr?c?dente, sera finalement retenue. Une maquette d'essai sera r?alis?e afin de garantir la faisabilit? de l'op?ration et d'entra?ner les ?quipes charg?es de l'intervention. La r?paration de la tuyauterie d'alimentation en argon, autoris?e par la DSIN le 25 juillet1995, a ?t? particuli?rement suivie par l'Autorit? de s?ret?. Cette r?paration s'est d?roul?e de mani?re satisfaisante. L'arr?t du r?acteur aura cependant dur? sept mois. Le 22 ao?t 1995, la DSIN autorise la reprise de la mont?e en puissance du r?acteur. On notera globalement 5 incidents en 1995. L'un d'entre eux sera class? au niveau 1 de l'?chelle IN?S, mettant en cause la qualit? de la fabrication. La DSIN a demand? des examens compl?mentaires par courrier du 17 novembre 1995. En dehors du suivi g?n?ral de l'installation nucl?aire et des op?rations de d?marrage et sans prendre en compte l'attention particuli?re port?e aux diff?rentes op?rations des r?parations pr?cit?es, 17 inspections (contre 15 en 1994) et 8 visites techniques ont ?t? men?es par l'Autorit? de S?ret? en 1995. Le d?but de 1996
(suite)
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L'arr?t programm? s'est d?roul? du 3 mai 1996 au 18 juillet 1996, le red?marrage ayant ?t? autoris? le 17 juillet 1996 et le r?acteur a repris son fonctionnement ? 50% puis 60% de la puissance nominale. La demande d'autorisation de fonctionnement au-del? de 60% et jusqu'? 90% de la puissance nominale a ?t? d?pos?e le 5 ao?t 1996. Conform?ment ? la lettre DSIN du 17 novembre 1995, les deux principaux dossiers accompagnant cette demande concernent: * le r?examen de la qualit? de fabrication de circuits importants pour la s?ret? que l'exploitant doit entreprendre ? partir des Dossiers de Fin de Fabrication (DFF). * l'am?lioration de la surveillance en exploitation: reprenant une pr?occupation exprim?e dans son rapport du 18 janvier 1994, la DSIN a indiqu? ? l'exploitant que l'autorisation de d?passer 60% ?tait conditionn?e ? la pr?sentation du programme de recherche et d?veloppement pour renforcer la d?tection pr?coce de d?faillances sur des mat?riels importants pour la s?ret?. Depuis le d?but de l'ann?e 1996, 5 incidents ont ?t? d?clar?s dont un class? au niveau 1 de l'?chelle IN?S. Les prochaines ?tapes
p.9
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| Raymond Sen?, repr?sentant du
GSIEN
a,
en mai 1996, d?missionn? de la commission Castaing estimant que ?les conclusions
vers lesquelles elle s'orientait ?taient en contradiction avec l'analyse
du GSIEN ?En effet de la non-ma?trise des feux de sodium en passant
par les multiples incidents dont il a ?t? le si?ge, Supeiph?nix est une
machine ch?re (50 milliards), dangereuse et mal con?ue.
Il ?tait et reste ?vident au GSIEN et aux Europ?ens contre Superph?nix que ce r?acteur doit ?tre arr?t? et d?mantel? au plus vite. Le tour de passe passe qui a consist? ? d?clarer ce r?acteur prototype pour la recherche et la d?monstration serait le comble de l'humour noir s'il ne s'agissait d'un r?acteur pr?sentant de graves lacunes au plan de la s?ret? et, donc de la s?curit? des populations. De plus cette d?claration est une duperie car Superph?nix, avec son chargement d'origine essaie de faire des kWh. Il ne sera r?acteur de recherche (???) qu'? partir de l'an 2000 s'il ne s'arr?te pas avant pour panne grave. Superph?nix, r?acteur de l'avenir? Ce r?acteur dont la conception remonte aux ann?es 70 est un rat? technologique. Il faut savoir arr?ter les exp?riences rat?es et il est dommage que la Commission Castaing, tout en reconnaissant les lacunes des programmes exp?rimentaux, ait insist? pour ?l'utiliser comme une source de neutrons rapides?. |
Le GSIEN estime que, si des exp?riences doivent ?tre men?es
elles le seront plus utilement et plus facilement pr?s d'un acc?l?rateur
ou d'une boucle de recherche.
Le GSIEN et les Europ?ens contre Superph?nix d?plorent que, lors de l'examen des dossiers une fois de plus on n'ait pas fait le bilan de ce qu'on a fait, de ce qu'on sait faire et de ce qu'on r?ve de faire. Malgr? l'opposition d'une majorit? de la population, les tenants de Superph?nix ont gagn? sans combattre et ceci n'avancera pas le probl?me des d?chets. De toute fa?on, les d?chets traitables par Superph?nix ne sont qu'une infime partie du tas ?norme que nous entassons depuis 50 ans. Est-il raisonnable d'envisager d'avoir plusieurs dizaines de Superph?nix en France pour traiter les tonnes de d?chets radioactifs?? Le GSIEN et les Europ?ens contre Superph?nix d?plorent que la survie de Superph?nix nous engage pour de longues ann?es sur la voie du nucl?aire et emp?che toute r?vision du programme ?nerg?tique de la France. C'est si facile de continuer et de pers?v?rer dans l'erreur en voulant faire croire que le probl?me des d?chets nucl?aires sera r?solu demain avec Superph?nix qui lavera plus blanc. Contact presse : Philippe Brousse (t?l. : 04 78 28 29
22).
d?but p.10
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| Superph?nix, le fleuron du programme
fran?ais a, encore, ?t? sauv? sur le filet. La Commission, pourtant sans
membres appartenant directement au C.E.A., n'a pas r?ussi ? aller au bout
de son analyse. Elle s'est arr?t?e sur les d?chets. La pr?sentation de
sa mission comme celle de ses membres est assez restrictive (il n'y a pas
eu d'effort pour aller au bout du sujet ni de sa part ni de la part des
ministres concern?s ou plus exactement il y a eu quelques blocages):
?Elle a ?t? charg?e de donner son avis sur la capacit? de Superph?nix ? fonctionner en outil de recherche?. Effectivement c'?tait sa mission mais dans ce cadre elle a bien d?bord? sur les d?chets et pas du tout sur Superph?nix, r?acteur. Ce qu'on pouvait esp?rer ?tait une analyse de ce qui avait ?t? fait, se faisait, allait se faire. On ne demandait pas un rapport sur la pertinence des programmes mais sur leur possible r?alisation ? partir non pas de ce qui est promis mais de ce qui est r?ellement accessible avec SPX. Il ne fallait pas oublier de pr?ciser qu'il existe d?j? une commission qui ?value les programmes de r?duction des d?chets et que NERSA fait un rapport semestriel sur le programme d'acquisition de connaissances. on pouvait donc partir de ce qui avait ?t? analys? et ?viter de para?tre d?couvrir Superph?nix. Quant ? la composition de la commission, certes elle fut form?e d'experts ind?pendants c'est-?-dire ne d?pendant pas directement du syst?me mais force est de constater que l'ind?pendance ?a se gagne et se cultive. N'est pas ind?pendant qui veut, encore faut-il le vouloir. De toute fa?on, en partant avec 2 id?es fixes: - les d?chets doivent ?tre ?limin?s, mais la notion d?chets ne s'appliquant qu'? ceux du retraitement cela d?place l'?tude et ne traite pas le probl?me dans son int?gralit?, - SPX a co?t? cher, il faut rentabiliser les cr?dits engloutis dans ce monstre. la commission biaisait sa r?flexion en ne regardant pas tous les tenants et les aboutissants du sujet. D'une part comme cela doit ?tre soulign? une fois de plus, les d?chets issus du retraitement ne sont qu'une infime partie de l'immense probl?me et d'autre part le probl?me a beaucoup ?volu? depuis 1991, la fermeture du cycle pr?n?e par EdF n'est plus ? l'ordre du jour. D?s ? pr?sent, en effet, EdF n'envisage pas de retraiter plus des deux tiers de ses combustibles, le reste sera provisoirement entrepos? avant un stockage ?ventuellement d?finitif dans un si?cle minimum. La commission qui souhaite explicitement ne pas l?guer de probl?mes aux g?n?rations futures va le faire ipso facto et aurait du int?grer cette nouvelle donn?e dans ses travaux. (suite)
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suite:
La commission charg?e du suivi de la loi de 1991 a introduit une petite analyse de cette nouvelle approche du probl?me des d?chets. En effet ce non retraitement conduit in?luctablement au stockage en l'?tat des combustibles us?s. Il est alors clair que Superph?nix ne changera rien au legs. Au contraire, si on le garde il ne fera que compliquer la situation. Il ne faut pas entretenir de faux espoirs, la partie actinides des d?chets est certes fort encombrante mais finalement ce sont les d?chets de moyenne, faible et tr?s faible activit? qui repr?sentent les volumes les plus importants et posent donc le plus probl?me. Ils en posent d'autant plus qu'ils sont mal ?valu?s, mal rep?r?s et que leur traitement se r?v?le tr?s difficile et donc co?teux. Or il se trouve que ces d?chets ne pourront pas ?tre trait?s en acc?l?rateur ou en r?acteur, il faut donc en limiter les quantit?s pour ?viter de multiplier les probl?mes. Les recommandations g?n?rales sont contradictoires. En effet le PAC 1 est destin? ? v?rifier si Superph?nix peut ?tre un r?acteur fournissant de l'?lectricit?, et de plus il est souhait? qu'il fasse de la recherche or, pour pouvoir faire des exp?rimentations, le r?acteur doit fonctionner et d?livrer un flux de neutrons important. La formule: ?que les travaux men?s dans le cadre du PAC 1 visent prioritairement ? am?liorer le fonctionnement et la s?ret? du r?acteur Superph?nix et qu'ils prennent le pas sur la recherche d'un accroissement de ses performances...? risque de s'av?rer incompatible avec les buts affich?s et induire de s?rieux probl?mes de s?ret?. La demande ?que les exp?rimentations conduites dans le cadre des PAC 2 et 3 n'affectent pas la s?ret? d'une mani?re significative.? est bien le moins qu'on puisse exiger. C'est m?me un peu court, ces exp?rimentations ne doivent pas ?tre men?es si la s?ret? devait ?tre affect?e. Quant aux deux derniers alin?as concernant ?la qualification industrielle de choix techniques qui seraient en tout ?tat de cause pr?matur?s...? et ?le programme concernant la tenue des divers mat?riaux? ils risquent de n'?tre pas suivis. En effet il y a incompatibilit? entre une qualification industrielle m?me prudente et des essais de mat?riaux, essais de mat?riaux qui, en tout ?tat de cause ne d?pendent pas de Superph?nix mais d'une recherche fondamentale que les co?ts de Superph?nix risquent de mettre ? mal. Le probl?me des mat?riaux est trait? dans l'annexe V. Il est ?vident qu'il s'agit d'un point crucial qui est la pierre angulaire du d?veloppement de la fili?re sodium comme il l'est pour les REP, la fili?re thorium, etc. fin p.10
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| Comme il est mentionn? dans cette
annexe:
?A titre d'exemples de ph?nom?nes m?tallurgiques, le plus souvent non pr?vus, ayant marqu? l'histoire des r?acteurs, mentionnons ici: a) la diffusion rapide du plutonium au travers des gaines (? base de magn?sium) des r?acteurs graphite-gaz. Cette diffusion polluant en sodium le caloporteur, fut d?couverte sur le tas et imposa brutalement d'incorporer dans l'?l?ment combustible, ? la fabrication, une barri?re de diffusion entre combustible et gaine; b) la croissance sous irradiation, ph?nom?ne d?couvert quant ? lui pr?cocement et consistant en une d?formation continue, due ? l'irradiation, des mat?riaux de structure cristalline anisotrope. Ce ph?nom?ne, qu'on ?vite dans le combustible par l'emploi de cristaux cubique (par exemple UO2) se manifeste dans les gaines de structure hexagonale des REP (zircalloy). Mod?r?e dans le domaine actuel des taux de combustion, la croissance du zircalloy peut devenir pr?occupante si l'on veut augmenter ceux-ci; c) le gonflement, soit du combustible par accumulation de bulles de gaz de fission ou des ?l?ments de structure par cr?ation de micro-cavit?s dues ? l'irradiation, induit une diminution des sections de passage du caloporteur, provoque des contraintes m?caniques et cr?e les conditions d'une fragilisation qui peut ?tre inqui?tante notamment en cas de s?isme. Ces exemples illustrent la quasi-impossibilit? de pr?dire, hors d'un effort de recherche exp?rimentale consid?rable, des ph?nom?nes subtils et pourtant lourds de cons?quences. Ainsi, pour a), o? l'irradiation ne joue aucun r?le, on est en pr?sence d'une diffusion anormalement rapide du plutonium dans le magn?sium, que rien ne laissait pr?voir (les exp?riences de diffusion de I' uranium n'avaient pr?sent? aucun caract?re inqui?tant). Pour b), le d?tail du m?canisme qui d?pend des conditions de germination de petits d?fauts cristallins, n' est pas encore compl?tement ?lucid? ? l'heure actuelle. Pour c), il a fallu un effort de recherche consid?rable pour d?couvrir par exemple les conditions de mobilit? des bulles de gaz dans le combustible, et plus encore pour comprendre que l'origine des cavit?s ?tait la cons?quence d'un d?s?quilibre de capture des d?fauts d'irradiation par les dislocations. Il est donc clair en particulier qu'aucun code de calcul ne saurait suffire pour d?terminer l'?tat et les propri?t?s d'une aiguille combustible apr?s tel ou tel temps de fonctionnement. Il y a l? une diff?rence majeure avec d'autres param?tres d'un r?acteur (carte de flux de neutrons par exemple) ou m?me du combustible. Ainsi, pour celui-ci, on calculera avec une grande confiance l'?volution dans le temps de sa radioactivit? au cours du stockage gr?ce ? un syst?mes d'?quations diff?rentielles coupl?es, aussi bien (ou mal) d?termin?es que les valeurs des constantes (par exemple les p?riodes radioactives) sont bien (ou mal) connues. Les solutions ne peuvent donc comporter ici que des erreurs num?riques. S'agissant du comportement en r?acteur d'un mat?riau, ce sont palfois certaines valeurs num?riques (cas de l'exemple a), mais le plus souvent la nature m?me des ph?nom?nes sous-jacents (cas b et c) qui sont insuffisamment connus, des variations infimes des propri?t?s chimiques, physiques, ?lastiques... du syst?me pouvant f aire bifurquer celui-ci sur une ?volution inattendue et ?ventuellement dommageables. De ce point de vue, le poids donn? aux ?tudes amont de mat?riaux dans le PAC est trop limit?... Certes le PAC affiche un programme mat?riaux important... Mais ce programme qui est appel? surveillance des assemblages et surveillance des absorbants limite son ambition ? l'examen des objets en laboratoire chaud apr?s s?jour en r?acteur (Ph?nix et Superph?nix). Cet examen est ?videmment indispensable et il faut ? cet ?gard insister sur le n?cessaire maintien - et probablement, ici et l?, sur la r?novation - des moyens actuels moyens d'examen en cellules actives de Marcoule et Cadarache. C'est l? que l'on pourra observer les grandes tendances, valider certains choix (nuances d'acier, conditions de fabrication des pastilles..), ?tablir des lois de d?formations, ausculter les ruptures de gaines, etc. (suite)
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suite:
S'en tenir l?, notamment pour les inconnues que comportent CAPRA et SPIN, serait toutefois insuffisant car on se limiterait alors ? observer, sans gu?re pouvoir comprendre.? La conclusion de cette annexe est que pour les 3 grands domaines: - donn?es thermodynamiques, - recherche de taux de combustion ?lev?, - exploration de nouvelles voies, le plomb par exemple il n'y a pas assez d'?tudes pr?vues ni de tests du moins dans les diff?rentes fiches du PAC. La commission demande que ?le programme concernant la tenue des divers mat?riaux (combustible, mat?riaux de gaine et de structure) ne se limite pas ? de simple essais de validation technique et s'appuie sur un effort important de recherche fondamentale, exp?rimentale et th?orique, en thermodynamique des solides, en physique de la d?formation, en corrosion et en effets des radiations.? Reste ? savoir ce qui sera effectivement r?alis? de cette demande. La commission recommande finalement ?que les exp?rimentations s'inscrivent dans le cadre de l'axe 1 de la loi du 30 d?cembre 19,91 relatives aux recherches ? mener sur les d?chets radioactifs...?. D'une part la loi a inscrit un examen en 2006 mais elle n'a pas inscrit une obligation de r?sultats. D'autre part les motivations de cette loi ont quelque peu chang? avec la d?cision d'EdF de ne pas retraiter l'ensemble des combustibles, d?cision qui a ?t? connue en 1996. La commission a comme ligne de conduite pour donner ses conclusions une approche qu'on peut ne pas partager et m?me juger incorrecte: ?Au terme de son examen, la commission consid?re comme l?gitime le d?sir de tirer tous les enseignements possibles des investissements consid?rables, intellectuels et financiers, qui ont d?j? ?t? consentis pour la r?alisation de Superph?nix, ?tant entendu que, dans son esprit, les connaissances recherch?es ne limiteront pas leur objectf ? la qualification de ce r?acteur particulier et auront, dans toute la mesure du possible, une port?e plus g?n?rale.? La commission a comme ligne directrice la loi de d?cembre 1991. En cons?quence elle explicite qu'?elle aurait pu recommander par exemple qu'un nouveau Ph?nix soit construit d' urgence. Mais, la construction en serait-elle entreprise d?s aujourd'hui, ce r?acteur exp?rimental viendrait trop tard pourpermettre l'acquisition en temps utile de r?sultats susceptibles d'?clairer les d?bats pr?vus ? l'?ch?ance 2006 fix? par la loi.? Au risque de se r?p?ter il faut noter que la loi de 1991 fixe un rendez-vous en 2006 pour statuer ou non sur la faisabilit?. Si rien ne peut ?tre d?cid? il est pr?vu, ?le cas ?ch?ant?, de continuer les recherches. De toute fa?on la nouvelle strat?gie d'EdF qui consiste ? pr?voir le retraitement de 850 tonnes de combustibles sur les 1200 sortant du parc, oblige ? se pencher sur le stockage en l'?tat du combustible pour ces 350 tonnes orphelines. Dans ces conditions, compte tenu des co?ts et des incertitudes de s?ret? est-il raisonnable de garder Superph?nix ? ?videmment la r?ponse de cette commission semble ?tre oui mais est-ce (et je me r?p?te volontairement) raisonnable? Premier volet du PAC
p.11
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| Or le co?t de fonctionnement de
Superph?nix est seulement estim? autour du milliard par an, faut-il
en d?duire que les PAC vont revenir ? 20 milliards ou que signifie cette
estimation, y entre-t-il une provision pour d?mant?lement?
Deuxi?me volet du PAC
(suite)
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suite:
Le troisi?me volet du PAC En ce qui concerne ce volet des ?tudes compl?mentaires sont n?cessaires avant toute d?cision. Le programme propos? n'est pas r?aliste car il consiste ? r?aliser ce qu'on sait faire sans ?tudier l'impact sur l'ensemble de l'inventaire. Les conclusions annexes ne sont pas r?alistes. Superph?nix ne peut pas ?tre un r?acteur industriel ET un r?acteur de recherche. Il n'est pas con?u en r?acteur de recherche et son am?nagement n'est pas plausible. La commission a recommand? qu'?un effort prioritaire soit port? sur le chargement en am?ricium?. Pour partie elle semble avoir ?t? entendue puisque le CEA a pr?sent? un projet nouveau pour 1999. Il faut noter que faisant fi de ses propres r?serves et ne gardant (c'est bien le moins) que ?sous r?serve bien entendu d'un fonctionnement comme r?acteur industriel dans des conditions de s?ret? totalement satisfaisantes.? la commission pr?sente Superph?nix comme un outil de recherche, offrant des neutrons rapides et des possibilit?s d'irradiation de longue dur?e. Il faut savoir raison garder et se rendre compte que Superph?nix ne va pas devenir bien con?u par magie. Analyse du rapport technique d?taill?
Analyse de l'introduction
p.12
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| - r?alisation directe d'un
objet industriel non modulaire, qui a rendu difficiles les contr?les et
tr?s lourdes les interventions...
- des contr?les insuffisants de qualit? de fabrication; - de fa?on g?n?rale, un montage industriel insuffisamment ma?tris?...? Cette s?rie d'arguments dont nous reconnaissons la pertinence nous conduit ? exiger l'arr?t de Superph?nix et nous ne suivons pas la commission qui, elle ne le demande pas. De m?me nous pensons qu'une analyse, non pas des ?tudes de s?ret?, mais de ce qui avait pu ?tre ?tudi? s'imposait. Le rapport ?nonce tout et son contraire: ?En tout ?tat de cause, le taux de disponibilit? jusqu'ici observ? est un indicateur tr?s impaifait de la validit? d'un tel prototype et vouloir le consid?rer comme crit?re de jugement ne conduirait pas ? optimiser les d?cisions. Il reste que si une indisponibilit? prolong?e se manifeste ? nouveau, malgr? les travaux compl?mentaires accomplis ? ce jour, il conviendra assur?ment d'en tirer la le?on.? Les partenaires de NERSA ont partiellement r?pondu puisque la ren?gociation du contrat d'association a conduit ? (Cour des Compte 1996): ?S.B.K. et E.N.E.L. demeurent associ?s au sein de NERSA et continuent jusqu'au 31 d?cembre 2000 ? supporter leur quote-part des frais d'exploitation et de remboursements des emprunts sauf si la centrale se trouve maintenue ? l'arr?t pendant vingt-quatre mois cons?cutifs.? Plus loin la Cour des Compte ajoute ?Ces livraisons d'?lectricit? (14,5 milliards de kWh en 6 ans) correspondent ? 49% de la production estim?e de la centrale d'ici le 31 d?cembre 2000, ce qui implique un taux de disponibilit? du r?acteur de 60%. Un tel taux pose un double probl?me: en premier lieu, l'aptitude de ce r?acteur ? fonctionner sur des p?riodes suffisamment longues reste ? d?montrer. Si tel n'?tait pas le cas E.d.F. devrait alors s'acquitter de ces livraisons en puisant sur sa production propre. Il convient, en deuxi?me lieu de s'interroger sur la compatibilit? de ce niveau de production avec les dispositions du d?cret du 11 juillet 1994, en vertu desquelles le r?acteur est un outil de recherche et de d?monstration et non une centrale de production.?. Et c'est bien le probl?me majeur, m?me s'il est vrai qu'un outil de recherche doit fonctionner, il n'y a aucune commune mesure entre un outil de production et celui de la recherche. D'ailleurs Superph?nix n'a pas ?t? con?u pour la recherche et ne le sera jamais. Si la France veut se doter des outils de son d?sir (mais est-ce vraiment son d?sir de se noyer dans le nucl?aire ?) alors elle doit le faire sans r?assigner des objectifs impossibles ? une machine qui n'est pas pr?vue pour. D'ailleurs le rapport le reconna?t : ?A cet ?gard, elle est consciente du fait que les recherches relatives ? l'axe 1 de la loi de 1991 pourraient ?tre men?es dans des conditions bien plus satisfaisantes sur un r?acteur sp?cialement consacr?s ? de tels travaux. Elle aurait pu recommander par exemple qu'un nouveau Ph?nix soit construit d'urgence.? La raison invoqu?e pour ne pas demander cette construction est ?l'?ch?ance 2006? de la loi sur les d?chets. Il y a urgence ? traiter correctement les d?chets mais 2006 n'est pas une ?ch?ance pour d?cider mais pour faire le point. Par contre le fait que peut-?tre avoir un nouveau Ph?nix serait difficile peut expliquer qu'on ne le demande pas... La commission a consid?r? que sa mission s'inscrivait sur 2 axes - Outil de recherche indispensable pour les d?chets, - la s?ret? ne fait pas partie des analyses. D'une part le GSIEN estime que Superph?nix est en soi trop dangereux pour ?tre utilisable en outil de recherche, d'autre part on peut ignorer la s?ret? d?s lors que l'on ?tudie la possibilit? de recherche sur un tel engin. De plus le GSIEN n'est pas d'accord sur l'interpr?tation de la loi. Cette loi demande qu'on ?tudie le probl?me des d?chets, elle ne demande pas de br?ler les ?tapes. (suite)
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suite:
Analyse du chapitre 2: l'aptitude de Superph?nix ? mener ? bien le programme envisag? Les pr?misses du chapitre sont entach?es d'une erreur, par ailleurs d?j? signal?e, la loi de 1991 n'oblige pas ? avoir trouv? une solution en 2006. Elle exige par contre qu'on fasse le point du probl?me, le tour des solutions et que surtout on sache affirmer ce qu'il convient de rechercher. Compatibilit? entre les 3 volets du PAC
p.13
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| Il serait regrettable de ne pas tirer le maximum
de connaissances de cet outil qui existe, d'autant plus que cette acquisition
de connaissances peut se faire moyennant un co?t limit?, qui sera compens?
partiellement, en totalit?, voire au del?, par les ventes d'?lectricit?
si la disponibilit? du r?acteur est suffisante.?
Comme quoi 7 milliards et un coeur ? 2 milliards et tous les ? c?t? c'est bien peu. Il s'agit d'un VRAI programme de recherche!! Ce qui est remarquable c'est que finalement on est d'accord: SPX est un r?acteur mal con?u, qui co?te cher. Mais on diverge totalement sur la conclusion. Le GSIEN ?crit, affirme, analyse ?il faut savoir arr?ter les exp?riences rat?es.?, les autres disent ?cela ne co?tera que quelques sous de plus, alors on continue.? Sauf que, en cas d'accident, les quelques sous grossiront tr?s vite. Chapitre 3:
Chapitre 4:
(suite)
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Ce chapitre n'est pas un chapitre sur Superph?nix mais sur les d?chets. Dans ces conditions il faut se pencher sur les d?chets. La solution incin?ration a-t-elle un sens? Compte tenu des stocks actuels de plutonium Superph?nix ne changera rien au bilan. Il reste toujours qu'il faut disposer de 2 RNR pour 4 REP. Ce qui n'est pas le cas et ne le sera jamais: co?t, d?lais de construction. La seule solution est l'arr?t du retraitement et le stockage en l'?tat des combustible. Je ne saisis pas ce qu'apporte le MOX au probl?me du plutonium. Sa fonction est de rendre le plutonium inaccessible au sein d'un nouveau combustible. Quel int?r?t ? Autant le laisser dans l'assemblage REP. Si on veut faire des progr?s il vaut mieux ?tudier de nouveaux REP avec un coeur plus a?r?, on ferait moins d'actinides mineurs et moins de plutonium. En effet les neutrons seraient ralentis davantage et on ne serait plus dans une zone d'absorption des neutrons. Tout est ? gagner. Chapitre 5:
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| Pr?ambule
Comme vous le savez probablement, la mine de Saint Priest la Prugne a ?t? en exploitation de 1955 ? 1980, tout d'abord ? ciel ouvert puis en travaux souterrains. Le minerai ?tait trait? sur place, les r?sidus du traitement ?tant d?vers?s dans un bassin de d?cantation. L'exploitation de la mine s'est termin?e en 1980. A cette date le probl?me des d?chets issus des centrales commen?ait ? ?tre pris en compte, COGEMA avait pens? transformer le site en centre de stockage. Cependant la municipalit? et le collectif des Bois Noirs ont rassembl? de la documentation, fait intervenir des scientifiques pour ?tudier les dossiers. Il est vite apparu que ce massif fractur?, ? l'hydrologie complexe n'?tait pas du tout ad?quat pour ?tre transform? en site de stockage. Il s'est progressivement d?gag? un consensus scientifique avec des g?ologues comme Ghislain de Marsily pour exiger l'abandon d'un projet mal con?u et mal ?tay? scientifiquement. J'ai personnellement particip? ? la commission mise en place par les pr?fets, commission charg?e de veiller ? ce que le site ne soit pas abandonn? sans travaux pr?alables. Le GSIEN a suivi la campagne de pr?l?vements qui a pr?c?d? les arr?t?s pr?fectoraux r?glementant la surveillance du site et les servitudes auxquelles devaient se soumettre COGEMA. Ce site n'a pas ?t? r?habilit? et il a ?t? laiss? sans travaux de mise en sauvegarde mais avec une surveillance. Il a fallu 7 ans pour obtenir cette surveillance (arr?t? du 30 d?cembre 1987 modifi? en 1990). Le probl?me des d?chets issus du retraitement et celui de tous les d?chets issus du fonctionnement des r?acteurs a ?t? r?glement? par: - site Manche et site Aube: pour les faibles et moyennes activit?s non contamin?s par les ?l?ments ? vie longue comme uranium, thorium et radium. - la loi du 30d?cembre 1991 qui g?re la recherche de site de laboratoire pour tenter de cr?er des sites de stockage profond. Mais il est rest? sur le carreau (c'est le cas de le dire...) les d?chets miniers et les d?chets tr?s faiblement actifs issus du d?mant?lement ou de diverses activit?s industrielles. Le cas de Saint Priest
(suite)
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suite:
- Un accroissement de la charge en radium dans la cha?ne alimentaire, ? la suite de la saturation des barri?res qui assurent encore sa r?tention, tel le barrage, et sans doute certains ailuvions, est ?galement un risque possible ? l'?chelle de quelques dizaines d'ann?es. Des propositions ont ?t? faites ? l'?poque. Ce sont les suivantes: * Maintien ? long terme de la situation transitoire actuelle (statu quo) conclusion du rapport: ?... aucun des risques ?voqu?s plus haut ne serait r?ellement pris en compte. De plus, le financement d'?ventuelles mesures conservatoires, si elles devenaient n?cessaires ? moyen terme, risquerait d'?tre difficile ? trouver.? * D?placement des r?sidus vers un site de stockage plus appropri? et restitution des sols ? leur ?tat initial; conclusion du rapport: ?Ici cette solution n' est pas possible car il n'y a pas de carri?re dans la r?gion capable de recevoir 15'000'000 tonnes de produits et capable d'isoler ? long terme ces produits du public. ? * Stabilisation in s?tu et reconstitution d'un nouveau paysage apr?s recouvrement 2 sc?narios: couverture g?n?rale des r?sidus. On commence par la vidange lente du bassin puis stabilisation chimique de l'ensemble du stockage ou partiel et solidification des r?sidus On ass?che lentement et on reprend les boues puis on solidifie. *Utilisations des r?sidus et du barrage en tant que mat?riaux valorisables pour les op?rations de g?nie civil et restitution des sols ? leur ?tat initial. *Valorisation des modifications topographiques apport?es au site cr?ation d'un plan d'eau et ?ventuellement d'une centrale hydro?lectrique. Apr?s un examen de la situation en fonction d'une s?rie de crit?res, N. Fourcade et P. Zettwoog arrivent ? la conclusion que le mieux est ?la cr?ation d'une zone de loisirs associ?e ? une centrale hydro?lectrique.? Ce ne fut pas la conclusion de COGEMA qui, en 1984 a retenu la solution ?bassin en eau? En effet la COGEMA d?clarait ?Dans un premier temps, COGEMA a examin? les diff?rentes hypoth?ses pouvant ?tre envisag?es pour le devenir du bassin. Cet examen a fait ressortir que deux d'entre elles; bassin en eau et consolidation pr?sentaient des fiabilit?s ?quivalentes. La solution consolidation suppose la poursuite d'exp?rimentations et d'observations avant sa mise en oeuvre d?finitive. Elle ne permet donc pas l'?tablissement d'un calendrier pr?cis et s?r de r?alisation. Par contre la solution bassin en eau qui fait appel ? des techniques bien connues et ma?tris?es peut ?tre mise en oeuvre rapidement. c' est cette solution qui a ?t? retenue. Elle consiste ? am?nager le site de fa?on que l'ensemble des r?sidus miniers soit recouvert d'une lame d'eau qui assure une bonne protection radiologique.? COGEMA s'?tait engag? ? faire le suivi du site et ? assurer le financement pour la surveillance de la digue. Une s?rie d'?tudes devaient se terminer en 1986: * expertise de la digue pour ?valuer son comportement ? long terme, * ?tude de l'influence des crues sur le bassin permettant de d?fmir le mode d'?vacuation ? retenir et les ouvrages que cela n?cessite. L'arr?t? pr?fectoral r?gissant le suivi a ?t? sign? en 1987, apr?s la fin des travaux demand?s ? COGEMA. Apr?s Tchernobyl (1986) et un certain nombre de scandales comme le site du BOUCHET (1990), celui de Saint Aubin (1991) le Conseil Sup?rieur de S?ret? et d'Information Nucl?aire a charg? une commission pr?sid? par Mr Desgraupes, vice pr?sident du CSSIN, de faire le point. A la suite de ce rapport ravageur l'Office Parlementaire s'est saisi du probl?me des TFA et son vice-pr?sident Mr le D?ault a ?tabli un rapport bien document? et montrant que la situation ?tait fort mal g?r?e. C'est pourquoi en 1993 Fran?ois Barth?l?my a ?t? charg? d'une mission sur les TFA dont la premi?re partie porte sur le stockage des r?sidus de traitement de minerai d'uranium. Dans le cadre de l'examen du site des Bois noirs il recense les solutions envisag?es par la COGEMA: * Solutions conservant le plan d'eau Dans ce cadre on peut envisager le passage de la Besbre par le bassin ? condition de r?duire la pente aval de la digue et de s'assurer qu'en cas de crue il n'y ait pas le risque d'entra?ner les r?sidus stock?s. * Solutions laissant les r?sidus en place mais ?liminant la lame d'eau Il faudrait assurer le recouvrement des r?sidus. Ceci suppose un ass?chement partiel de ces r?sidus pour leur donner une r?sistance suffisante. Il faudrait prendre des dispositions pour l'?coulement de la Besbre en condition normale et en cas de crue. COGEMA estime le co?t des travaux ? quelques dizaines de millions de francs. Cette solution, meilleure que le statu quo, d?pend de la possibilit? de r?duire la teneur en eau des r?sidus. * Le transfert des r?sidus a proximit? imm?diate mais en dehors du fond de vall?e. p.28
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| Dans l'ancienne mine ? ciel ouvert
il y a 300'000 m3 disponibles. Il faudrait agrandir l'excavation
et ajouter une digue de 10m pour pouvoir stocker 13'000'000 m3.
Le bassin vid?, il faudrait r?duire la hauteur de la digue ? au plus 20m pour, ?ventuellement en faire un plan d'eau. Le d?placement de 1,3 Mm3 se chiffre en dizaines de millions de francs. Cependant cette solution moyennant la pr?caution et les ?tudes justificatives n?cessaires permettrait d'obtenir une solution ? long terme avec un minimum de surveillance. Les conclusions dii rapport sont tr?s claires: * objectifs: respecter la valeur limite d'exposition de 1 mSv/an; r?duire les contraintes sur l'utilisation des sols; r?duire le nombre et la surface des sites; limiter les activit?s interdites; r?duire ? long terme l'entretien et la surveillance autant que possible. * conditions techniques du r?am?nagement: am?liorer la caract?risation des r?sidus (forme chimique et migration des radio?l?ments) ; stabilit? des stockages (digues). Par exemple la digue du bassin de stockage des Bois Noirs constitue une solution s?re ? court et moyen terme. Pour le long terme il faudra envisager un autre type de stockage: recouvrement des r?sidus pour ?viter les intrusions; la connaissance hydrog?ologique doit ?tre am?lior?e; les ?manations de radon doivent ?tre limit?es; analyse des voies de transfert; respect de 1 mSv. Pour cela ?tudier les sites. |
* organisation administrative: apr?s la phase am?nagement et
la
surveillance de ces travaux (pendant 5 ? 10 ans) transfert ? l'ANDRA pour la surveillance ? long terme; IPSN et Groupe permanent doivent ?tre consult?s; pr?voir le droit et les proc?dures; informer populations et ?lus. En guise de conclusion
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| 2) Des interrogations sur l'utilit?
et la p?rennit? de cet ?quipement
Le d?cret pr?cit? du 11 juillet 1994 a modifi? la mission initiale de Superph?nix. La centrale ne doit plus ?tre consid?r?e comme une unit? de production mais comme un outil de recherche et de d?monstration au service d'un programme d'acquisition des connaissances (P.A.C.). Celui-ci a pour objet ? la fois: - la d?monstration du fonctionnement d'un prototype de r?acteur de la fili?re R.N.R.; - l'?tude des moyens de r?duction de la production du plutonium dans cette installation; - les recherches sur l'incin?ration de certains d?chets radioactifs comme les actinides mineurs (programme SPIN: s?paration pouss?e et incin?ration). Il s'agit d'une r?orientation radicale de l'objectif initial de Superph?nix con?u au d?part pour fonctionner en surg?n?rateur c'est-?-dire pour produire plus de plutonium qu'il n'en consomme) et qui se voit d?sormais assigner une mission de sous g?n?ration (c'est-?-dire r?g?n?rer moins de plutonium qu'il n'en est consomm? pour produire de l'?nergie). Cette r?orientation n?cessitera une nouvelle ?tude de s?ret? et une autorisation minist?rielle ? l'occasion du fonctionnement du r?acteur sous cette nouvelle configuration, lors du chargement en 1998 du troisi?me coeur. Dans ces conditions, le Gouvernement s'interroge d?sormais sur l'utilit? d'un tel outil. Une commission scientifique form?e d'experts ind?pendants sous la pr?sidence d'une personnalit?, membre de l'institut et du coll?ge de la pr?vention des risques technologiques, a ?t? r?unie le 4 octobre 1995 et a remis le 20 juin 1996 un rapport ?valuant les capacit?s de Superph?nix comme instrument de recherche, notamment en mati?re d'incin?ration des d?chets radioactifs. D?j? en 1992, le rapport au Premier ministre concluait: ?Superph?nix peut contribuer aux recherches sur l'aval du cycle... par une validation de l'utilisation du combustible assurant l'incin?ration des actinides ? une ?chelle industrielle.? Ce rapport avait aussi rapproch? les capacit?s de consommation de plutonium de Superph?nix des quantit?s produites par le parc des centrales nucl?aires classiques fran?ais. |
Il ressort que l'ensemble du parc fran?ais
de REP produit chaque ann?e environ 11 tonnes de plutonium et 1,1 tonne
d'actinides mineurs; les capacit?s du surg?n?rateur ne sont pas ? la hauteur
de ces besoins d'?limination; ce dernier ne permet de r?duire la production
annuelle de plutonium que de 2% environ et ne saurait donc participer ?
la stabilisation du stock en France. Pour enrayer le gonflement de ce stock,
il faudrait construire un tel nombre de RNR que cette perspectives est
irr?aliste.
Par ailleurs la d?cision de modification des missions de Superph?nix a conduit les actionnaires minoritaires ? s'interroger sur la poursuite. Ces interrogations ont ?t? ? l'origine de difficult?s entre les partenaires durant le dernier semestre de 1994 et le d?but de l'exercice 1995. Les n?gociations engag?es ont abouti et ont ?t? formalis?es dans un protocole d'accord sign? le 15 septembre 19954, qui modifie la convention de 1973 sur les points suivants: - S.B.K. et E.N.E.L. demeurent associ?s au sein de NERSA et continuent jusqu'au 31 d?cembre 2000 ? supporter leur quote-part des frais d'exploitation et de remboursement des emprunts sauf si la centrale se trouve maintenue ? l'arr?t pendant vingt-quatre mois cons?cutifs; - en contrepartie E. d.F. livre ? ses partenaires 14,5 milliards de kWh en 6 ans et prend en charge le co?t du programme d'acquisition des connaissances ? hauteur de 100 millions de francs par an. Ces livraisons d'?lectricit? correspondent ? 49% de la production estim?e de la centrale d'ici le 31 d?cernbre 2000, ce qui implique un taux de disponibilit? du r?acteur de 60%. Un tel taux pose un double probl?me; en premier lieu l'aptitude de ce r?acteur ? fonctionner sur des p?riodes suffisamment longues reste ? d?montrer. Si tel n'?tait pas le cas E.d.F. devrait alors s'acquitter de ces livraisons en puisant sur sa production propre. Il convient, en deuxi?me lieu de s'interroger sur la compatibilit? de ce niveau de production avec les dispositions du d?cret du 11 juillet 1994, en vertu desquelles le r?acteur est un outil de recherche et de d?monstration et non une centrale de production. p.30
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