| samedi 7 février 2009 (11h46)
A Florence, un tribunal a reconnu le rapport
causal entre la poussière d'uranium et la maladie du cancer.
Un tribunal à Florence a condamné
le ministère de la Défense italien au payement d'un demi-million
€. Cette somme est le dédommagement pour un soldat qui a participé
à l'opération IBIS en Somalie où il a été
contaminé, et qui est ensuite tombé malade à cause
des éléments radioactifs de l'uranium. Dans le jugement,
on parle d'un rapport causal entre la poussière d'uranium respirée
et le développement d'un lymphome Hodgkin.
Ce rapport causal est démontré
dans la publication du jugement. Il a été élaboré
par un conseiller médical et juridique du tribunal.
Le tribunal caractérise comme un délit
que le ministère de la Défense italien n'ait pas appliqué
le principe de précaution. Pendant l'engagement en Somalie, à
40 degrés à l'ombre, les soldats des Etats-Unis avaient porté
des vêtements protecteurs, des masques de protection, des gants et
des lunettes tandis que les soldats italiens étaient en shorts et
en maillots de corps. Falco Accame qui a fondé une association –
Anavafaf – de soldats tombés malades à cause de la munition
radioactive à l'uranium commente le jugement |
Depuis 1984, le ministère de la Défense
italien avait des documents concernant l'emploi de la munition à
l'uranium, comme l'avaient probablement aussi les autres pays membre de
l'OTAN. En 1991, pendant la guerre du Golfe, les Etats-Unis n'avaient pas
encore appliqué le principe de précaution, mais en 1993,
pendant l'engagement en Somalie, ils l'ont fait.
C'est seulement en 1999, qu'on avait reconnu
en Italie ce danger pour les troupes de la KFOR dans les Balkans. D'après
le tribunal de Florence, il faudrait classer la «non application»
du principe de précaution comme un acte criminel.
*** La même tragédie se répétera
pour les soldats libanais. Pendant l'attaque contre le Liban, ils étaient
– et ils sont toujours – sans vêtements protecteurs. Les Américains
et les Français s'y trouvent en vêtements protecteurs.
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